Le 5 septembre 2026, le SP95-E10 s’affiche à 1,690 €/L et le SP98 à 1,796 €/L dans l’extraction de référence utilisée par PRIX RELEVÉS. Le prix à la pompe additionne le produit raffiné, son acheminement, les coûts de station et les taxes, dont la TVA et l’accise sur les produits énergétiques.
En bref
- Le SP95-E10 relevé le 5 septembre 2026 atteint 1,690 €/L, contre 1,796 €/L pour le SP98 et 1,847 €/L pour le gazole B7.
- Une partie du prix dépend du pétrole brut, coté en dollars, puis du coût du raffinage et du transport jusqu’à la station.
- La fiscalité comprend une accise fixe par litre et une TVA de 20 %, qui s’applique aussi sur l’accise.
- Les écarts entre deux stations ne viennent pas nécessairement du pétrole, mais souvent des volumes vendus, des frais locaux et de la politique commerciale de distribution.
- Une baisse du baril ne se retrouve pas automatiquement le jour même sur le totem, car les carburants déjà livrés ont été achetés à un autre prix.
Ces montants concernent les carburants routiers affichés en France métropolitaine et les données publiques disponibles à la date du relevé. Ils ne couvrent ni les cartes professionnelles, ni les tarifs négociés par flotte, ni le choix d’une enseigne ou d’un carburant compatible avec un véhicule.
De quoi se compose réellement le prix d’un litre d’essence
Le prix d’un litre d’essence n’est pas fixé à un seul endroit ni par un seul acteur. Il se construit par couches successives. Le point de départ est le pétrole brut, puis viennent le raffinage, le stockage, le transport, la distribution et la fiscalité. Le chiffre affiché en station rassemble donc des coûts engagés parfois plusieurs semaines avant le plein.
Le pétrole brut extrait d’un gisement ne peut pas être versé directement dans un réservoir automobile. Il doit être séparé et transformé dans une raffinerie. Cette opération produit plusieurs familles de combustibles et de matières premières, dont les essences, le gazole, le kérosène, le fioul ou le bitume. Chaque produit possède ensuite son propre marché et sa propre cotation.
Pour l’Europe du Nord, les produits pétroliers raffinés sont largement observés à travers les cotations de Rotterdam. Le prix du Brent, souvent cité pour suivre le pétrole brut européen, donne une indication sur la matière première. Il ne suffit toutefois pas à reconstituer le montant payé à la pompe. Une hausse du Brent peut être compensée, au moins temporairement, par un euro plus fort face au dollar, par une baisse des marges de raffinage ou par un décalage dans les stocks.
Le carburant fini doit ensuite rejoindre un dépôt, puis une station. Le transport comprend notamment les flux maritimes, les oléoducs, les dépôts, les camions-citernes et les manutentions. La distribution couvre aussi les dépenses d’exploitation de la station, le foncier, l’entretien des cuves, les terminaux de paiement, les salaires et la marge commerciale. Ces dépenses ne sont pas identiques dans une station à fort passage et dans un point de vente qui écoule peu de litres.
La dernière couche est la fiscalité. Elle est visible dans le montant payé, mais elle est moins visible dans le mécanisme de calcul. L’accise sur les produits énergétiques, anciennement appelée TICPE, est prélevée par litre. La TVA de 20 % s’applique ensuite sur l’ensemble formé par le produit, les frais de distribution et l’accise. Cette superposition explique qu’une variation hors taxes ne se retrouve pas centime pour centime dans le prix TTC.
Le tableau ci-dessous reprend les niveaux fournis pour le 5 septembre 2026. La source de référence est la base publique des prix des carburants, consultée le 5 septembre 2026. L’extraction PRIX RELEVÉS porte sur 9 812 stations remontées sur les stations référencées, avec un écart de 0,34 €/L entre les extrêmes observés pour le gazole dans ce périmètre.
| Carburant | Prix relevé au 5 septembre 2026 | Variation sur un mois | Variation sur un an |
|---|---|---|---|
| SP98 E5 | 1,796 €/L | – 2,6 c€/L | + 5,5 c€/L |
| SP95 E5 | 1,696 €/L | – 7,0 c€/L | + 2,6 c€/L |
| SP95-E10 | 1,690 €/L | – 2,8 c€/L | + 4,3 c€/L |
| Superéthanol E85 | 0,809 €/L | + 3,9 c€/L | + 8,7 c€/L |
| Gazole B7 | 1,847 €/L | – 12,0 c€/L | + 27,2 c€/L |
| GPL-c | 0,749 €/L | – 0,3 c€/L | – 15,2 c€/L |
Un plein de 45 litres de SP95-E10 à 1,690 €/L représente 76,05 €. Le même volume au prix de 1,796 €/L représente 80,82 €. L’écart est de 4,77 €, mais il ne mesure pas seulement la différence entre deux carburants. Il reflète aussi leurs caractéristiques réglementaires, leur chaîne d’approvisionnement et les taxes associées.
Le prix affiché sur le totem est donc un total final. Pour comprendre une variation, il faut séparer les couches au lieu d’attribuer tout mouvement au seul baril de pétrole.

Pourquoi le pétrole brut et le dollar font bouger le prix à la pompe
Le pétrole brut est acheté et coté principalement en dollars américains. Pour un consommateur français, deux variables évoluent donc en même temps. La première est le prix du baril. La seconde est le taux de change entre l’euro et le dollar. Quand le dollar se renforce face à l’euro, un même baril coûte davantage une fois converti en euros.
Cette relation mérite une précision. Un baril de Brent n’est pas un litre d’essence, et le cours du Brent ne peut pas être transformé directement en prix à la pompe avec une simple division. Un baril représente environ 159 litres de pétrole brut. Après raffinage, ces volumes se répartissent entre plusieurs produits. La part obtenue sous forme d’essence dépend de la configuration de la raffinerie, de la qualité du brut et de la demande pour les autres produits pétroliers.
Le marché suit aussi l’offre et demande. Quand les pays producteurs réduisent leur production ou annoncent des restrictions, l’offre disponible peut diminuer. À l’inverse, une baisse de l’activité économique, une consommation saisonnière plus faible ou une hausse des stocks peut peser sur les cotations. Les décisions de l’OPEP+, les niveaux de stockage américains et les tensions dans les zones de production sont suivis parce qu’ils modifient les anticipations sur l’offre future.
Les événements géopolitiques n’ajoutent pas automatiquement une taxe ou un coût nouveau sur chaque litre. Ils créent d’abord de l’incertitude sur les livraisons, les routes maritimes, les assurances ou les capacités d’extraction. Les opérateurs ajustent alors leurs prix d’achat et de vente. Cet effet peut être rapide sur les marchés financiers, mais beaucoup moins immédiat dans les cuves d’une station française.
Le décalage est matériel. Une station ne renouvelle pas la totalité de son stock chaque matin. Le carburant présent dans ses réservoirs a été livré à une date précise, à partir de produits raffinés achetés à une autre date. Une baisse du Brent observée un lundi peut donc n’apparaître que plus tard dans le prix affiché, selon le rythme des livraisons et les conditions commerciales du distributeur.
Le relevé du 5 septembre 2026 illustre ce décalage entre familles de produits. Le gazole B7 s’établit à 1,847 €/L, en baisse de 12,0 centimes par litre sur un mois, tout en restant supérieur de 27,2 centimes par litre à son niveau relevé un an plus tôt. Le SP95-E10 est à 1,690 €/L, soit 2,8 centimes de moins qu’un mois auparavant et 4,3 centimes de plus qu’un an auparavant. Ces données proviennent de la base de données publiques des prix des carburants, consultée le 5 septembre 2026.
Les évolutions différentes du gazole et de l’essence ne constituent pas une anomalie. Les marchés du diesel et de l’essence ne sont pas identiques. La demande européenne de gazole, les importations, les besoins du transport routier, du chauffage dans certains pays et la disponibilité des raffineries modifient la cotation du produit fini. La France peut produire certains volumes localement tout en important d’autres produits selon les périodes.
Le baril donne une direction, pas un prix final
Un raisonnement utile consiste à regarder la chaîne dans l’ordre. Le Brent renseigne sur la matière première. La cotation des carburants raffinés renseigne sur le produit utilisable. Le taux de change renseigne sur le coût en euros. Les taxes et les coûts de distribution complètent le montant final. Retirer une seule de ces lignes donne une explication incomplète.
Une variation de quelques centimes peut venir d’un mouvement combiné. Le brut peut baisser pendant que le dollar progresse. La cotation du gazole peut se tendre tandis que celle de l’essence se détend. Une station peut enfin répercuter une livraison plus chère alors qu’une autre vend encore son stock précédent. Le prix à la pompe est donc une photographie tardive de plusieurs marchés, pas la copie instantanée d’un graphique boursier.
Cette mécanique explique aussi pourquoi les commentaires sur « le prix du baril » doivent être datés. Sans date de cours, sans devise et sans prix du produit raffiné, le baril donne un contexte mais ne permet pas de vérifier le coût réel d’un plein.
Comment le raffinage transforme le pétrole en carburants vendus en station
Le raffinage constitue l’étape qui sépare le pétrole brut du carburant utilisable dans une voiture. Le brut est un mélange d’hydrocarbures de masses différentes. Une raffinerie le chauffe et le sépare selon leurs températures d’ébullition. Les fractions obtenues sont ensuite traitées, mélangées et contrôlées pour correspondre aux spécifications des carburants routiers.
Cette opération ne produit pas uniquement de l’essence. Une raffinerie doit répondre simultanément aux besoins en gazole, carburéacteur, fioul, gaz de pétrole liquéfié, lubrifiants et bitume. Lorsqu’une catégorie est particulièrement demandée, sa valeur peut augmenter même si le cours du pétrole brut reste stable. La marge de raffinage mesure, de manière générale, l’écart entre la valeur des produits obtenus et celle du brut utilisé, mais elle varie selon les sites et les marchés.
Le SP95-E10, le SP95-E5 et le SP98-E5 ne sont pas seulement des noms commerciaux. Ils renvoient à des normes de composition et d’indice d’octane. La lettre E indique la présence maximale d’éthanol. Le SP95-E10 peut contenir jusqu’à 10 % d’éthanol, tandis que les carburants E5 restent limités à 5 %. Ces proportions, les composants de mélange et les obligations réglementaires modifient le coût final du produit.
Le superéthanol E85 obéit à une logique différente. Il contient une proportion d’éthanol beaucoup plus élevée, variable selon la saison et les spécifications applicables. Son prix de 0,809 €/L au 5 septembre 2026 est inférieur à celui des essences classiques dans le relevé utilisé, mais un prix au litre ne suffit pas à comparer des usages. La consommation d’un véhicule, sa compatibilité et les règles d’homologation entrent dans le calcul. À partir d’ici, le choix d’un carburant adapté à un véhicule ne relève plus d’un relevé de prix. La compatibilité doit être vérifiée dans la documentation du constructeur ou auprès d’un professionnel.
Le gazole B7 peut contenir jusqu’à 7 % d’esters méthyliques d’acides gras, souvent désignés par l’abréviation EMAG. Le B10 peut en contenir davantage, mais tous les véhicules diesel ne sont pas compatibles avec ce mélange. Le GPL-c repose principalement sur le propane et le butane. Chaque carburant suit des filières logistiques distinctes, ce qui explique qu’une baisse du prix de l’essence ne se retrouve pas obligatoirement dans le GPL ou dans l’E85.
Les subventions et dispositifs publics peuvent aussi agir sur une partie de la chaîne, sans constituer un élément automatique de chaque litre vendu. Certains soutiens concernent la production de biocarburants, des mécanismes agricoles, des règles d’incorporation ou des dispositifs temporaires de pouvoir d’achat. Leur existence ne signifie pas qu’un prix affiché est administré. Le tarif en station reste formé par la valeur du produit, les taxes, les coûts de mise à disposition et la politique de prix du vendeur.
Pourquoi deux essences proches affichent des montants différents
Le SP98 coûte 1,796 €/L dans le relevé du 5 septembre 2026, contre 1,690 €/L pour le SP95-E10. Sur 40 litres, l’écart atteint 4,24 €. Ce calcul est simple, soit 0,106 € multiplié par 40 litres. Il ne permet pas pour autant de dire qu’un carburant convient mieux qu’un autre, car l’unité de comparaison doit rester celle prévue par le constructeur et les caractéristiques du véhicule.
La différence de prix reflète notamment la formulation, les composants, les volumes distribués et les marchés de produits finis. Le consommateur ne paie donc pas une matière première unique. Il paie un mélange normalisé, disponible au moment de la livraison, avec des contraintes de production et de distribution propres à cette référence.
Le raffinage est ainsi le point où le baril devient plusieurs marchés distincts. C’est la raison pour laquelle essence et gazole peuvent évoluer dans des directions différentes pendant plusieurs semaines.
Pourquoi les taxes représentent une part durable du prix des carburants
La fiscalité française des carburants repose principalement sur deux prélèvements. Le premier est l’accise sur les produits énergétiques, dénomination qui a remplacé l’appellation TICPE dans les textes et la présentation fiscale. Le second est la TVA, appliquée au taux normal de 20 % en métropole. Ces deux taxes n’ont pas le même fonctionnement.
L’accise est exprimée en montant par litre. Elle ne varie donc pas mécaniquement lorsque le pétrole brut augmente ou baisse. Pour les essences, le niveau couramment cité est de l’ordre de 0,69 €/L, tandis que celui du gazole se situe autour de 0,61 €/L, selon les composantes et règles applicables. Les barèmes et textes fiscaux sont publiés par l’administration. La référence officielle est consultable sur le site de la Direction générale des finances publiques, consulté le 5 septembre 2026.
La TVA fonctionne différemment. Elle est proportionnelle à la base taxable. Cette base inclut le coût du produit, les frais de raffinage et de distribution, la marge commerciale et l’accise. Une hausse de la composante hors taxes augmente donc également la TVA due. Cette architecture est souvent décrite comme une taxation de taxe, car la TVA porte aussi sur une somme qui comprend déjà l’accise.
La part exacte des taxes dans un litre varie avec le prix hors taxes. Lorsque le produit raffiné devient moins coûteux, l’accise fixe prend une part relative plus importante du montant final. Lorsque le produit augmente fortement, la part proportionnelle de TVA augmente aussi. Dire que les taxes représentent toujours exactement 60 % du prix est donc imprécis. Il faut dater le prix du litre, indiquer le carburant concerné et appliquer le barème correspondant.
Un exemple chiffré permet de voir le mécanisme. Pour un litre de SP95-E10 affiché à 1,690 €, le prix TTC inclut une TVA calculée à partir d’une base hors TVA. En divisant 1,690 € par 1,20, la base avant TVA ressort à 1,408 €. La TVA représente donc environ 0,282 € par litre. Si une accise de référence voisine de 0,69 € est comprise dans cette base, le reste finance le produit raffiné, son acheminement, la distribution et les coûts associés.
Ce calcul ne prétend pas reconstituer le compte d’exploitation d’une station. Il montre seulement l’ordre des opérations. La TVA est calculable à partir du prix affiché. La décomposition exacte des coûts hors taxes dépend ensuite de contrats d’approvisionnement, de stocks, de coûts logistiques et de marges qui ne sont pas publiés station par station.
Les recettes issues de la fiscalité des produits énergétiques alimentent plusieurs budgets publics et dispositifs de financement. Leur affectation précise peut évoluer selon les lois financières annuelles. Il faut donc distinguer deux questions. La première concerne le montant acquitté sur un litre. La seconde concerne l’usage budgétaire de la recette. Elles sont liées politiquement, mais elles ne décrivent pas la même étape de formation du prix.
Une baisse du pétrole ne supprime pas l’accise
Si le coût du pétrole brut diminue de 10 centimes dans la partie hors taxes, le litre payé ne baisse pas nécessairement de 10 centimes. L’accise reste fixe. La TVA diminue seulement sur la composante qui baisse. L’effet sur le prix final est donc inférieur au mouvement observé hors taxes, toutes choses égales par ailleurs.
À l’inverse, une station ne peut pas attribuer toute hausse à l’État si les taux et barèmes fiscaux n’ont pas changé. Il faut regarder séparément le prix du produit, les frais de distribution et les prélèvements. La fiscalité rend le prix final plus élevé, mais elle n’explique pas chaque variation quotidienne.
La bonne unité reste le centime par litre. C’est elle qui permet de distinguer une modification réglementaire durable d’un mouvement temporaire lié au marché des produits raffinés.
Pourquoi deux stations affichent parfois un écart de plusieurs centimes
Deux stations situées à quelques kilomètres l’une de l’autre peuvent vendre le même carburant à des prix différents sans recevoir un produit de qualité différente. Les carburants doivent respecter les normes applicables. L’écart porte surtout sur les conditions d’achat, les volumes vendus, les frais fixes, l’emplacement, la fréquence des livraisons et la marge retenue par le distributeur.
Une station qui vend beaucoup de litres peut répartir ses coûts fixes sur un volume plus élevé. Une autre, ouverte sur une plage horaire étendue ou située sur un axe très fréquenté, supporte une structure de coûts différente. La présence d’un magasin, d’un lavage ou de services complémentaires ne donne pas automatiquement une explication, mais elle participe à l’économie générale du site.
Les livraisons créent aussi un effet de calendrier. Une station qui vient d’être approvisionnée peut intégrer un coût d’achat plus récent. Une autre peut encore vendre une partie d’un stock livré auparavant. Les prix peuvent ainsi diverger même si les deux points de vente sont alimentés depuis une même zone logistique. Le rapprochement des tarifs affichés ne permet pas à lui seul de savoir quelle marge chaque station réalise.
L’extraction PRIX RELEVÉS du 5 septembre 2026 à 6 h porte sur 9 812 stations remontées dans la base publique, avec des données incomplètes signalées pour les stations ne publiant pas au même rythme. L’écart entre le niveau le plus bas et le niveau le plus haut observé pour le gazole dans ce périmètre atteint 0,34 €/L. Cette dispersion ne signifie pas que chaque conducteur peut capter l’écart maximal. Elle décrit seulement la distance entre deux extrêmes relevés à l’échelle nationale.
Un calcul de trajet montre pourquoi le prix affiché ne suffit pas. Supposons un plein de 35 litres et un écart de 6 centimes par litre entre une station située sur l’itinéraire habituel et une autre demandant un détour de 12 kilomètres. L’avantage brut est de 2,10 €, soit 35 litres multipliés par 0,06 €.
Si le véhicule consomme 6 litres aux 100 kilomètres et que le carburant coûte 1,690 €/L, les 12 kilomètres supplémentaires consomment environ 0,72 litre. Le coût du détour est alors d’environ 1,22 €. L’écart net tombe à 0,88 €, avant même de compter le temps, l’usure ou un éventuel allongement du trajet réel. Cette démonstration ne recommande aucune station. Elle montre comment passer d’un écart au litre à un coût effectif.
Le même raisonnement change lorsque la station affichant le tarif inférieur se trouve déjà sur le trajet. Le coût supplémentaire de déplacement devient nul. Dans ce cas, les 2,10 € restent un écart réel sur le plein de 35 litres. La donnée pertinente n’est donc pas seulement le prix affiché, mais le prix ramené au litre, au volume acheté et à la distance réellement parcourue.
Comment vérifier un prix affiché près de chez vous
La vérification peut être faite à partir de la base officielle des prix des carburants, consultée le 5 septembre 2026. La fiche d’une station indique le carburant déclaré, le tarif et l’horodatage de mise à jour. Un prix ancien doit être lu avec prudence, car le totem peut avoir changé depuis la dernière remontée.
- Relevez le carburant exact, car SP95-E10, SP98 et gazole ne se comparent pas entre eux au même prix.
- Vérifiez l’heure de dernière mise à jour affichée dans la base publique.
- Calculez l’écart en centimes par litre sur le volume réellement prévu.
- Ajoutez le coût du déplacement supplémentaire lorsque la station n’est pas sur le trajet.
- Gardez la date du relevé, car un tarif de la veille n’est pas une garantie pour le lendemain.
Le prix à la pompe devient lisible lorsqu’il est traité comme une somme et non comme un chiffre isolé. Le litre reflète à la fois un marché mondial, des opérations industrielles, une logistique locale et une fiscalité nationale.
Pourquoi le prix de l’essence ne baisse-t-il pas immédiatement quand le pétrole brut recule ?
Le carburant vendu en station provient de stocks raffinés et livrés auparavant. Entre le cours du brut, la cotation des produits raffinés, le taux euro-dollar et la livraison en station, plusieurs jours ou semaines peuvent s’écouler.
Quelles taxes sont comprises dans le prix à la pompe ?
Le prix TTC comprend principalement l’accise sur les produits énergétiques, anciennement appelée TICPE, et la TVA au taux de 20 %. La TVA s’applique sur le prix hors TVA incluant déjà l’accise.
Le SP95-E10 est-il toujours moins cher que le SP98 ?
Non. Le relevé du 5 septembre 2026 montre un SP95-E10 à 1,690 €/L et un SP98 à 1,796 €/L, mais cet écart varie selon les stations, les produits disponibles et la date. La compatibilité du véhicule doit suivre les indications du constructeur.
Pourquoi le gazole et l’essence évoluent-ils différemment ?
Ils proviennent tous deux du pétrole brut, mais leurs marchés de produits raffinés sont distincts. Les besoins de transport, les importations, les stocks et les capacités de raffinage peuvent faire varier séparément leurs cotations.
