Relevez cinq valeurs
La durée de la période et la consommation en kilowattheures en tête de facture ; l’abonnement annuel et le prix du kilowattheure au contrat ou dans l’encadré tarifaire ; le taux de TVA dans le récapitulatif de taxes.
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Dossier · Énergie et fluides
Une facture d’électricité additionne quatre éléments de nature différente : un abonnement lié à la puissance souscrite et dû même sans consommation, une part variable qui multiplie les kilowattheures par un prix unitaire, des taxes assises sur le volume, et la TVA appliquée à l’ensemble. Le prix du kilowattheure ne pilote que le deuxième.
L’essentiel
Périmètre Cette page s’adresse à un foyer qui veut vérifier une facture et comprendre ce qui la fait varier. Elle ne recommande aucun fournisseur, aucune offre et aucun contrat, et ne traite pas de l’équipement du logement ; pour recomposer votre propre facture, voir l’outil de décomposition.
Une facture d’électricité additionne quatre choses de nature différente : un abonnement lié à la puissance souscrite et dû quelle que soit la consommation, une part variable qui multiplie les kilowattheures par un prix unitaire, des taxes et contributions, puis la TVA appliquée à l’ensemble. Le prix du kWh, seul chiffre dont on parle, ne pilote que la deuxième.
Cette page s’adresse à un foyer qui veut vérifier une facture et comprendre ce qui la fait varier. Elle publie le barème réglementé en vigueur, sa date d’entrée en application et sa variation face au précédent. Elle ne recommande aucun fournisseur, aucune offre et aucun contrat, et ne traite pas de l’équipement du logement.
La première ligne est l’abonnement. Son montant dépend de la puissance souscrite, exprimée en kilovoltampères, c’est-à-dire de la puissance maximale que votre installation peut appeler en simultané. Il est dû intégralement, même sur un logement inoccupé qui ne consomme rien. C’est la ligne la plus mal comprise de la facture, parce qu’elle ne récompense aucun effort et ne sanctionne aucun excès.
La deuxième est la part variable. Elle multiplie la consommation relevée en kilowattheures par un prix unitaire. Sur une option à plusieurs plages horaires, il n’y a pas un prix mais deux, appliqués à deux compteurs distincts : recomposer une telle facture suppose de traiter chaque plage séparément, faute de quoi le résultat est faux d’un montant qui peut atteindre plusieurs dizaines d’euros.
Viennent ensuite les taxes et contributions, dont une accise assise sur le volume consommé, puis la taxe sur la valeur ajoutée. Un point mérite attention : selon les documents, l’abonnement et le prix du kilowattheure sont affichés tantôt hors taxes, tantôt toutes taxes comprises. Confondre les deux bases fausse la recomposition d’environ un cinquième, et c’est l’erreur la plus fréquente quand on tente le calcul à la main.
Quatre causes couvrent la quasi-totalité des cas, et elles se distinguent sans expertise particulière. La première est la régularisation : une facture fondée sur une estimation basse est rattrapée par un relevé réel, et l’écart apparaît d’un coup sur une seule période. La deuxième est le changement de barème en cours de période, qui produit deux tarifs sur un seul document ; la facture le mentionne, mais rarement en évidence.
La troisième est la durée de la période elle-même. Une facture bimestrielle et une facture de soixante-dix jours ne portent pas le même abonnement, ni la même consommation de base. Comparer deux factures sans normaliser sur le nombre de jours produit des conclusions inversées. La quatrième est un service additionnel facturé à part, souvent souscrit sans mémoire de l’avoir été.
Reste une cause structurelle, indépendante du fournisseur : la saisonnalité. Un logement chauffé à l’électricité voit sa part variable exploser en hiver et s’effondrer en été, tandis que l’abonnement, lui, ne bouge pas. C’est ce qui explique qu’une facture estivale ne descende jamais à proportion de la baisse de consommation.
Les barèmes de référence ne sont pas des décisions commerciales. Ils font l’objet de délibérations et d’arrêtés publiés, avec une date d’entrée en vigueur et une durée de validité. La Commission de régulation de l’énergie publie ses délibérations et le prix repère du gaz ; c’est la source qui fonde tout barème d’énergie cité sur ce site. L’INSEE publie l’indice des prix à la consommation, seule mesure d’inflation opposable. Pour l’eau, l’observatoire SISPEA publie le prix du mètre cube par service, à l’échelle où il se décide réellement, c’est-à-dire locale.
La règle de lecture qui découle de cette architecture est simple et vaut pour toute page traitant d’énergie, ici comme ailleurs. Un tarif cité sans sa délibération ou son arrêté, et sans sa date d’entrée en vigueur, n’est pas vérifiable : rien ne dit s’il est encore en vigueur au moment où vous le lisez. C’est la raison pour laquelle cette page ne contient aucun chiffre de barème.
Quand la question devient un choix engageant — quel contrat souscrire, quelle option horaire retenir, faut-il changer de fournisseur —, elle sort du périmètre d’un site qui mesure des prix. Le médiateur national de l’énergie publie des repères neutres et traite gratuitement les litiges ; c’est le recours prévu, et nous y renvoyons plutôt que de trancher à votre place.
La durée de la période et la consommation en kilowattheures en tête de facture ; l’abonnement annuel et le prix du kilowattheure au contrat ou dans l’encadré tarifaire ; le taux de TVA dans le récapitulatif de taxes.
Hors taxes ou toutes taxes comprises : c’est le point qui fausse tout si on se trompe. Les deux valeurs doivent être lues sur la même base, ou converties avant le calcul.
Un écart au-delà de deux pour cent désigne la ligne à relire. Il ne prouve pas une erreur ; il indique où chercher, ce qui est déjà beaucoup plus qu’une facture opaque.
C’est exactement ce que fait notre outil de recomposition ligne par ligne : il applique vos valeurs de contrat, isole la part d’abonnement, la part variable, les taxes et la TVA, puis affiche l’écart avec le montant que vous avez réellement payé. Aucun barème n’est appliqué à votre place, ce qui rend le calcul vérifiable ligne à ligne. Pour suivre l’évolution d’un prix unitaire dans le temps, notre outil de série en donne la moyenne, l’étendue et la dispersion.
| Puissance souscrite | Abonnement annuel | Abonnement mensuel | Prix du kWh |
|---|---|---|---|
| 3 kVA | 145,76 € | 12,15 € | 0,2001 € |
| 6 kVA | 190,81 € | 15,90 € | 0,2001 € |
| 9 kVA | 239,84 € | 19,99 € | 0,1985 € |
| 12 kVA | 286,86 € | 23,91 € | 0,1985 € |
| 15 kVA | 330,57 € | 27,55 € | 0,1985 € |
Sur une puissance de 6 kVA, le passage du barème du 1er février 2026 à celui du 1er août 2026 a porté le kilowattheure de 0,1940 à 0,2001 € (+3,1 %) et l’abonnement annuel de 188,20 à 190,81 € (+1,4 %). La part consommation a donc augmenté deux fois plus vite que la part abonnement. Source : Historique des tarifs réglementés de vente d’électricité — Commission de régulation de l’énergie, consultée le 16 octobre 2026.
Le détail qui compte est dans la comparaison entre les deux parts. Une révision qui pousse la part consommation plus vite que la part abonnement pénalise les gros consommateurs ; l’inverse pénalise les logements peu occupés, qui paient un abonnement presque sans contrepartie. Regarder le seul prix du kilowattheure, comme le fait la plupart des commentaires, ne permet pas de voir lequel des deux mouvements a eu lieu.
Une seconde lecture porte sur la puissance souscrite. L’abonnement croît avec elle alors que le prix du kilowattheure ne bouge presque pas au-delà de 9 kVA. Une puissance surdimensionnée se paie donc intégralement en part fixe, tous les mois, sans jamais apparaître comme une consommation. C’est le seul poste qu’un foyer peut réduire sans rien changer à ses usages, à condition que le cumul de ses appareils reste sous le nouveau seuil.
Ce barème est celui du tarif réglementé. Une offre de marché s’en écarte dans les deux sens, et son prix ne se lit que sur son propre contrat. Ce que le tarif réglementé fournit, c’est un point de comparaison public, daté et opposable.
| Poste | Valeur | Profil mesuré | Dernier point publié |
|---|---|---|---|
| Gaz naturel | 0,1424 €/kWh | Client résidentiel B1, 14 000 kWh/an, soit 1 994 € sur l’année, taxes et CTA comprises | juin 2026 |
| Gaz naturel, usage cuisson | 0,3902 €/kWh | Client Base, 610 kWh/an, soit 238,00 € sur l’année — l’abonnement y pèse l’essentiel | juin 2026 |
| Eau potable | 2,12 €/m³ | Moyenne de 4 730 services, facture type 120 m³, hors assainissement — 80 % des services entre 1,40 et 2,91 € | exercice 2018 |
Sources : Observatoire des marchés de détail d’électricité et de gaz naturel — Commission de régulation de l’énergie · SISPEA — observatoire national des services d’eau et d’assainissement, via l’API Hub’Eau, consultées le 12 octobre 2026.
Les deux séries ci-dessus n’ont pas la même fraîcheur, et le dire fait partie de la mesure. Le gaz suit la publication trimestrielle de l’observatoire des marchés de détail, dont le dernier point disponible a plusieurs mois. Le prix de l’eau est publié par exercice, avec un délai de plusieurs années : c’est le rythme du dispositif, pas un retard de notre part. Une valeur ancienne reste utilisable comme ordre de grandeur si son millésime est affiché, et elle devient trompeuse dès qu’il ne l’est pas.
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Ces sujets sont traités au fil des publications, sous la catégorie qui décompose les factures poste par poste.
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