Pour novembre 2026, le prix repère du gaz sur la zone GRDF atteint 0,15760 €/kWh TTC pour le chauffage et 360,79 € TTC d’abonnement annuel. La Commission de régulation de l’énergie le réactualise chaque mois, car une partie du barème suit directement les cotations du marché du gaz. Grille publiée par la CRE, consultée le 12 octobre 2026.
En bref
- Le tarif repère remplace les anciens tarifs réglementés du gaz, arrêtés le 30 juin 2023.
- Le prix du kWh varie mensuellement parce que les coûts d’approvisionnement suivent les références de marché à court terme.
- L’abonnement ne suit pas nécessairement le même rythme, car il dépend aussi des réseaux, du stockage et de coûts réglementés révisés à dates fixes.
- Pour novembre 2026, l’écart territorial sur le kWh chauffage va de 0,14798 € à 0,17639 € TTC selon la zone concernée.
- Le tarif repère est une référence de comparaison, pas le prix obligatoirement facturé par chaque fournisseur d’énergie.
Ces données concernent le gaz naturel des particuliers raccordés à la zone de distribution GRDF, qui couvre environ 95 % des clients résidentiels. Elles ne couvrent ni le propane en citerne, ni les contrats professionnels, ni le choix d’un fournisseur ou d’une offre.
Pourquoi le tarif repère du gaz est-il publié chaque mois ?
Le prix du gaz change chaque mois parce que le tarif repère est construit pour refléter un coût de fourniture actualisé. Depuis la disparition des tarifs réglementés de vente du gaz au 30 juin 2023, la Commission de régulation de l’énergie publie cette référence mensuelle pour les clients résidentiels. La méthode de référence des coûts d’approvisionnement du gaz, publiée par la CRE et consultée le 12 octobre 2026 fixe le cadre utilisé.
Le mécanisme ne correspond pas à une décision mensuelle prise sur le montant final d’une facture énergétique. La CRE additionne plusieurs composantes. La plus mobile est le coût d’approvisionnement. Elle représente le gaz acheté par les fournisseurs sur les marchés de gros, avec des références qui évoluent selon des échéances mensuelles et trimestrielles.
Cette évolution mensuelle explique qu’un foyer puisse retrouver un prix du kWh différent sur deux factures séparées de quelques semaines, alors même que sa consommation gaz reste semblable. Le compteur n’a pas changé. Le volume consommé non plus. C’est le prix unitaire appliqué à ce volume qui a été révisé dans le barème de référence.
Le tarif repère ne se limite toutefois pas au marché du gaz. Il comprend les frais d’acheminement sur les réseaux, le stockage, certains coûts commerciaux, les obligations réglementaires et une rémunération estimée de la fourniture. Une facture de gaz combine donc une part fixe, l’abonnement, et une part proportionnelle, calculée en multipliant les kWh par leur prix.
Le rythme mensuel est volontaire. Une référence annuelle aurait peu de rapport avec les conditions de marché observées pendant l’année. À l’inverse, une actualisation quotidienne ferait varier sans cesse un repère qui doit rester lisible sur une facture. Le mois constitue un compromis entre la réalité du marché du gaz et la stabilité nécessaire à la tarification gaz des ménages.
Le tarif repère n’est pas un tarif réglementé
Le terme peut prêter à confusion. Le tarif repère est indicatif. Il ne fixe pas le prix que chaque fournisseur d’énergie doit facturer. Les fournisseurs restent libres de bâtir leurs offres, de choisir leur mode d’indexation tarifaire et de prévoir, selon le contrat, un prix fixe ou un prix variable.
Un contrat à prix fixe peut ainsi rester identique pendant douze mois tandis que le tarif repère évolue chaque mois. Cela ne signifie pas qu’un des deux chiffres est erroné. Ils ne mesurent pas la même chose. Le premier correspond à une condition contractuelle. Le second reflète une estimation mensuelle des coûts moyens d’un fournisseur pour un client résidentiel.
Cette différence est visible dès qu’une facture affiche un prix du kWh stable alors que les publications de la CRE changent. Le fournisseur applique alors le mécanisme prévu au contrat, non le dernier barème repère. À partir de là, déterminer quel contrat convient à un foyer dépend de ses consommations, de ses conditions contractuelles et de son profil. Ce choix ne se déduit pas d’un barème moyen.
Le comparateur officiel du Médiateur national de l’énergie permet de consulter les offres disponibles avec leurs conditions. Le rôle du prix repère reste plus étroit : fournir une unité de comparaison datée, avec un abonnement et un prix du kWh.
Quels coûts font varier le prix du gaz d’un mois à l’autre ?
La variation la plus fréquente vient du coût d’approvisionnement. Le gaz naturel est acheté sur un marché où les prix changent selon les contrats disponibles à court terme. La CRE retient des références mensuelles et trimestrielles afin de calculer la part énergie du tarif repère. Cette composante est donc recalculée à chaque publication.
Pour novembre 2026, le prix moyen TTC du kWh est de 0,19027 € pour le profil cuisson et eau chaude, et de 0,15760 € pour le profil chauffage sur la zone GRDF. Ces valeurs figurent dans la grille mensuelle de la CRE, consultée le 12 octobre 2026. L’écart entre les deux profils ne signifie pas que le gaz livré est différent. Il traduit une structure de coûts et de consommation distincte.
Les coûts hors approvisionnement ne bougent pas tous les mois. Ils sont néanmoins intégrés dans chaque publication. Les coûts de transport et de stockage sont révisés au 1er avril. La distribution évolue au 1er juillet avec le tarif d’utilisation des réseaux de distribution. Les certificats d’économies d’énergie et certaines composantes associées sont mis à jour au 1er janvier.
Un changement annuel ou semestriel de ces lignes peut donc apparaître dans un barème mensuel. Le lecteur qui observe seulement le prix global du kWh peut croire à un mouvement unique du marché. En réalité, plusieurs postes peuvent se cumuler : une cotation de gros en hausse, une révision du réseau de distribution ou une modification d’obligation réglementaire.
Le réseau explique une partie des écarts géographiques
Le gaz circule, est stocké puis distribué avant d’arriver au compteur. Ces opérations ont un coût qui n’est pas strictement identique sur tout le territoire. La CRE publie donc une moyenne et une fourchette pour la part variable. Cette fourchette rend visible une réalité souvent absente des comparaisons rapides : deux logements consommant le même nombre de kWh ne relèvent pas forcément du même prix de référence.
Pour le chauffage en novembre 2026, la fourchette TTC va de 0,14798 €/kWh à 0,17639 €/kWh. La grille Open Data de la CRE, consultée le 12 octobre 2026 relie cette dispersion aux différences de transport et de stockage. L’écart atteint 0,02841 €/kWh.
Sur 10 000 kWh annuels, la seule différence entre le bas et le haut de cette fourchette représente 284,10 € TTC sur la partie consommation. Le calcul est simple : 10 000 multiplié par 0,02841. Il ne préjuge pas de la facture exacte d’un foyer, car l’offre souscrite, l’abonnement et la consommation réelle restent déterminants.
Les clients desservis par une entreprise locale de distribution ne doivent pas reprendre automatiquement les chiffres GRDF. La grille nationale couvre environ 95 % des clients résidentiels, mais les zones ELD disposent de coûts propres. La CRE publie pour elles des prix repères spécifiques dans ses données ouvertes. Une comparaison valable commence donc par l’identification du réseau indiqué sur la facture.
Comment lire le prix repère sur une facture énergétique ?
Une facture de gaz se lit en séparant l’abonnement, les kWh consommés, les taxes et les éventuels services annexes. Le tarif repère présente déjà cette distinction. Pour novembre 2026, l’abonnement chauffage de référence est de 360,79 € TTC par an. Pour un usage cuisson et eau chaude, il est de 152,46 € TTC par an. Barème de novembre 2026 de la CRE, consulté le 12 octobre 2026.
Un abonnement annuel doit être ramené à la période facturée. Sur douze mois, 360,79 € représentent environ 30,07 € par mois. Ce montant est dû même lorsqu’aucun kWh n’est consommé, sauf modalités particulières prévues au contrat. Il faut donc éviter de diviser le total de facture par les kWh sans isoler cette part fixe : le résultat mélange abonnement et énergie.
| Profil de consommation | Abonnement annuel TTC | Prix moyen TTC du kWh | Fourchette TTC du kWh |
|---|---|---|---|
| Cuisson et eau chaude | 152,46 € | 0,19027 € | 0,18560 € à 0,19999 € |
| Chauffage | 360,79 € | 0,15760 € | 0,14798 € à 0,17639 € |
Le tableau reprend les valeurs de la zone GRDF pour novembre 2026. Source primaire, CRE, consultée le 12 octobre 2026. Les montants sont TTC, ce qui permet de les rapprocher du montant final figurant sur une facture, à condition de vérifier que le contrat est indexé ou comparable au repère.
Un calcul complet pour 12 000 kWh de chauffage
Un logement utilisant le gaz pour le chauffage, avec une consommation annuelle de 12 000 kWh, sert à illustrer le calcul. Cette hypothèse ne décrit pas tous les logements. Elle permet seulement de rendre visibles les deux lignes de prix.
La consommation se calcule ainsi : 12 000 × 0,15760 € = 1 891,20 € TTC. L’abonnement annuel de référence ajoute 360,79 €. Le total théorique atteint donc 2 251,99 € TTC par an, hors éventuels services ou régularisations propres au contrat.
Dans ce total, l’abonnement représente environ 16 %. Cette proportion baisse lorsque la consommation gaz augmente et monte lorsque le logement utilise peu de gaz. Pour 4 000 kWh, la part fixe pèse beaucoup plus. Le prix affiché au kWh ne suffit donc jamais à reconstituer seul la dépense annuelle.
Cette méthode de lecture s’applique aussi aux autres postes domestiques. Un foyer qui veut distinguer les lignes fixes et variables de ses dépenses peut retrouver le même raisonnement dans cette page sur les lignes d’une facture d’électricité. L’unité change, mais le contrôle reste le même : abonnement d’un côté, consommation de l’autre.
Pourquoi deux foyers paient-ils un prix du gaz différent ?
Deux foyers peuvent utiliser le même gaz naturel et recevoir des factures différentes. La première explication tient au contrat. Une offre indexée suit une formule déterminée, parfois proche du tarif repère, parfois indexée sur un autre indicateur. Une offre fixe applique le prix prévu pendant la durée annoncée. L’écart observé ne révèle donc pas, à lui seul, une erreur de facturation.
La deuxième explication tient à l’usage. Un foyer qui cuisine au gaz mais se chauffe autrement consomme peu de kWh sur l’année. Il supporte néanmoins un abonnement annuel. Le coût complet par kWh obtenu en divisant la facture totale par les kWh peut alors paraître élevé. Un foyer chauffé au gaz répartit le même type de coût fixe sur un volume beaucoup plus important.
La CRE attire l’attention sur les clients dont la consommation annuelle se situe entre 4 et 6 MWh. Selon les offres, ils peuvent être rattachés au profil cuisson-eau chaude ou au profil chauffage. Cette précision figure dans la publication du prix repère de novembre 2026, consultée le 12 octobre 2026. À ce niveau de consommation, la catégorie tarifaire peut modifier à la fois l’abonnement et la valeur du kWh.
La troisième explication est territoriale. Le prix repère de la zone GRDF propose une fourchette afin de tenir compte des coûts de transport et de stockage. Un foyer raccordé à une ELD ne relève pas de cette même référence. Il faut donc rapprocher toute comparaison de la zone de distribution, du profil d’usage et de la date précise du barème.
La consommation annuelle doit être comparée en kWh, pas en euros seuls
Comparer deux factures uniquement par leur total peut induire en erreur. Une facture de janvier couvre souvent davantage de chauffage qu’une facture d’automne. Une période plus longue peut aussi englober plusieurs mois de consommation. Les kWh facturés, les dates de début et de fin, ainsi que le prix unitaire doivent être relevés avant toute conclusion.
Le compteur mesure un volume en mètres cubes, puis le fournisseur le convertit en kWh avec un coefficient de conversion. Cette donnée apparaît sur la facture. Deux volumes identiques peuvent produire un nombre de kWh légèrement différent selon les caractéristiques du gaz distribué et les conditions de conversion. Pour vérifier une tarification gaz, c’est le kWh facturé qui sert d’unité commune.
La distinction entre kWh et montant final devient particulièrement utile lorsque le chauffage et l’eau chaude sont comparés. Le coût réel dépend aussi de l’équipement, de la température demandée et du calendrier de chauffe. La page consacrée au coût comparé du chauffage au gaz et à l’électricité détaille cette logique de calcul sans réduire la comparaison à un seul prix affiché.
Un écart n’est donc interprétable qu’après avoir aligné les unités, les dates et le périmètre. La facture énergétique devient lisible lorsque chaque ligne est ramenée à ce qu’elle mesure réellement.
Comment suivre l’évolution mensuelle du tarif repère sans confondre référence et contrat ?
Le suivi commence par la date d’entrée en vigueur affichée dans le barème. Le prix repère publié pour novembre 2026 concerne ce mois, pas une facture émise plus tard pour une période antérieure. Une facture de régularisation peut porter une date récente tout en appliquant plusieurs périodes tarifaires. La ligne de détail doit alors indiquer les kWh et les prix correspondant à chacune d’elles.
La publication mensuelle de la CRE permet de constituer une série comparable. En juin 2023, au lancement de la référence sur la zone GRDF, le profil chauffage affichait 0,09446 €/kWh TTC et 249,48 € TTC d’abonnement annuel. Les données historiques du prix repère sont mises à disposition par la CRE, consultées le 12 octobre 2026.
En novembre 2026, le même profil atteint 0,15760 €/kWh TTC et 360,79 € TTC d’abonnement. La hausse entre ces deux points ne doit pas être lue comme un mouvement uniforme du seul marché. Elle inclut des évolutions de l’énergie, des tarifs d’infrastructure et des composantes réglementaires intervenues sur plus de trois ans.
Le prix repère global tous consommateurs confondus ressort à 194,90 €/MWh TTC en novembre 2026, soit 0,19490 €/kWh TTC. Valeur publiée dans la grille CRE de novembre 2026, consultée le 12 octobre 2026. Cette moyenne est utile pour suivre la série générale, mais elle ne remplace pas les deux profils détaillés sur une facture.
Les quatre vérifications utiles avant de comparer un barème
- Relever la période exacte de consommation indiquée sur la facture, car un document peut couvrir plusieurs mois et plusieurs prix unitaires.
- Identifier l’usage retenu dans le contrat, cuisson-eau chaude ou chauffage, afin de ne pas comparer des abonnements de catégories différentes.
- Vérifier la zone de distribution, GRDF ou entreprise locale de distribution, car les fourchettes géographiques ne sont pas interchangeables.
- Comparer séparément l’abonnement annuel et le prix du kWh TTC, puis refaire le calcul avec la consommation annuelle réelle.
Un suivi mensuel devient fiable lorsqu’il conserve les anciens barèmes au lieu d’écraser la valeur précédente. Le chiffre du mois explique une facture récente. La série, elle, montre si le changement vient du kWh, de l’abonnement ou des deux lignes ensemble.
La prochaine publication de la CRE devra être vérifiée avant le début du mois concerné. Le tarif repère reste une photographie mensuelle du marché du gaz et des coûts réglementés, tandis que la facture applique toujours les conditions précises du contrat souscrit.
Le tarif repère du gaz est-il obligatoire pour les fournisseurs ?
Non. La CRE le publie comme référence indicative. Chaque fournisseur d’énergie fixe ses offres et ses conditions contractuelles, notamment pour les contrats à prix fixe ou indexé.
Pourquoi l’abonnement gaz change-t-il moins souvent que le prix du kWh ?
Le prix du kWh intègre une composante d’approvisionnement révisée chaque mois. L’abonnement dépend davantage de coûts d’infrastructure et de composantes révisées à des dates déterminées, notamment en janvier, avril ou juillet.
Quel prix repère s’applique à un logement chauffé au gaz ?
Pour novembre 2026 sur la zone GRDF, le profil chauffage affiche 360,79 € TTC d’abonnement annuel et 0,15760 €/kWh TTC en valeur moyenne. La fourchette géographique va de 0,14798 € à 0,17639 €/kWh TTC.
Le prix repère couvre-t-il le propane en citerne ?
Non. Le prix repère publié par la CRE concerne le gaz naturel distribué par réseau. Le propane en citerne relève d’une tarification distincte.
